Cashbah devient FI After 40 — journal d'un quadra en route vers l'indépendance financière… à la française.

Cashbah devient FI After 40 : pourquoi je pivote

Une rotonde ferroviaire vue du ciel, symbolisant le pivot.

Mon blog a un an. Quarante-cinq articles. Pas mal, presque un par semaine. Mais en les relisant, il y a quelque chose qui cloche : j'ai beaucoup parlé de finance… et très peu de moi.

J’ai théorisé, expliqué, disséqué. C’est ma façon d’apprendre : écrire pour mémoriser. Mais à force de rester dans l’académique, j’ai gommé l’essentiel : le parcours, celui qu’on vit, et pourquoi on le fait.

Alors je change d’angle. Cashbah devient FI After 40.

Pourquoi FI After 40

J'ai quarante-quatre ans, des objectifs clairs, et un cap qui ne bouge plus : je vise l'indépendance financière. Être FI. Pas pour arrêter de travailler, mais pour travailler libre — pour ce et ceux qui comptent, sans l'argent en toile de fond à chaque décision.

Pour ne plus subir l'argent… il faut en avoir un peu. C'est con, mais le cashflow, c'est la base.

Et mon parcours vaut la peine d’être raconté, même si je suis pudique. Peut-être justement parce qu’il montre qu’on peut commencer tard, rater, recommencer, et quand même avancer.

Le terreau

Mes parents ont quitté une vie urbaine relativement confortable en Pologne au début des années 80 pour fuir le communisme. On l’a peut-être oublié, mais c’était les tickets de rationnement, la corruption, la médiocrité du système.

Arrivés en France, ils ont connu un vrai déclassement : sans le sou, un peu intellos dans l'âme, avec ce petit snobisme des milieux cultivés. Je suis né peu après leur arrivée. J'ai grandi avec les galères d'argent en toile de fond.

Je suis devenu adulte très jeune.

L’ignorance

À 18 ans, j'ai quitté la maison pour m'engager dans l'armée. Vous savez, la version romantique : aventure, évasion, camaraderie. Ça n'a pas duré.

Première leçon : il y a un décalage entre ce qu’on rêve et ce qu’on vit.

Toute la vie consiste à tenter de concilier les deux. Ça crée un mouvement, comme le vent entre deux zones de pression.

J'ai repris des études un peu par défaut, résigné — comme ces chiens dans l'expérience de Martin Seligman. Puis j'ai arrêté, parce qu'il fallait bien gagner ma vie. L'argent, encore.

J'ai bossé. J'ai progressé. J'ai changé de boîte. J'ai essayé d'être au-dessus de la moyenne. Et puis je me suis lassé : encore ce décalage entre ce que je projetais et ce que je vivais.

J'ai tenté de lancer un business. À l'instinct. Sans plan. Ça a tenu ce que ça a tenu.

Leçon numéro deux : cashflow is king. Sans cash qui rentre, même la meilleure idée s'effondre.

Les sportifs le savent : la visualisation est puissante. Moi je pratiquais ça depuis l'enfance sans le savoir. Et c'est ce qui m'a permis de pivoter.

La révélation

À 35 ans, j'ai repris mes études en apprentissage dans la tech pour devenir développeur. Un salaire minuscule, mais une évidence : j'avais trouvé ma voie. Vous connaissez peut-être ça : c'est dur, vous trimez, mais tout devient naturel. Comme si vous étiez programmé pour ça, sans jeu de mot.

La tech a changé ma trajectoire. Pas miraculeusement — simplement parce qu’elle m’a offert ce dont j’avais besoin : un revenu décent, un peu de marge de manœuvre, et la sensation d’avancer.

Et maintenant

Je suis cadre moyen dans la tech. Pas de salaire à six chiffres. Pas d’héritage. Mais une stabilité que je n’aurais jamais imaginée à 20 ans. Et surtout : encore au moins vingt ans devant moi — à peu près ma date de retraite officielle en France.

Vingt ans, c’est assez long pour bâtir quelque chose. Mais assez court pour ne pas traîner.

J’ai appris la discipline, les habitudes, la régularité. Maintenant, je documente. Pour tenir la trajectoire. Pour laisser une trace. Et, peut-être, pour aider ceux qui se reconnaissent dans ce parcours un peu tardif.

Y être à temps

FI After 40, c’est un journal de bord. Pas un cours magistral.

Je vais raconter mon chemin vers l’indépendance financière : ce que j’ai compris, ce qui m’a échappé, ce que j’ai raté, ce qui avance.

On me jugera dans vingt ans. Ce blog sera la preuve.

Si le sujet vous parle, rejoignez-moi. Posez vos questions. Challengez-moi. Le but n’est pas de se regarder le nombril, mais d’avancer ensemble.

À partir de maintenant, c'est le futur.

Je ne sais pas où je vais, mais il faut que j'y sois à temps.

The Young Gods

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