Vous savez que ce blog me coûte de l'argent ?
Des dépenses ponctuelles… et quelques dépenses récurrentes.
Et comme j'ai adopté depuis longtemps le système 50/30/20, je classe naturellement chaque dépense : besoins, envies, objectifs.
Pendant longtemps, j'ai mis toutes ces dépenses liées à mes side-projects dans les wants, les dépenses plaisir.
Sauf qu’à force d’y réfléchir, quelque chose n’allait pas.
Ce blog — et mon app Cashbah — ce n’est pas un petit hobby du dimanche. J’y passe mes soirées, mes week-ends, et une bonne partie de mon énergie.
La vraie question
À un moment, je me suis donc demandé :
Les dépenses liées à mes side-projects… est-ce que ce sont vraiment des wants ?
Ou est-ce que ce sont des goals ?
Je fais tout ça à titre personnel.
Pas de structure juridique, pas de statut pro, et je n’ai pas envie de tenir une compta séparée juste pour mes projets.
Tout passe donc dans mon budget perso — d'où l'intérêt de bien classer ces dépenses.
Et puis j’ai fait le calcul
Mes dépenses création
tournent autour de 100 € par mois. Ce n'est pas grand-chose.
Mais ce n’est clairement pas du loisir.
Je ne fais pas ça pour me divertir. Je fais ça pour construire quelque chose.
Pour apprendre. Pour documenter mon parcours. Pour transmettre ce que j’aurais aimé trouver plus tôt. Et peut-être, un jour, pour créer un actif qui a de la valeur.
Alors pourquoi je rangeais ça dans les envies ?
Par réflexe. Parce que ça ne rapporte
rien aujourd'hui.
Mais si je regarde les choses honnêtement, ce sont des dépenses d’investissement. Pas des dépenses plaisir.
J’ai donc ajusté mon système
Je n'ai pas changé ma répartition : 40 % besoins, 20 % envies, 40 % objectifs.
J’ai simplement déplacé ces dépenses du côté des Goals.
C’est là qu’elles ont du sens.
Pas comme plaisirs
, mais comme investissements personnels : compétences, capital humain, création de valeur.
Je verrai lors de mon bilan annuel si je dois revoir l’allocation, mais pour l’instant ça tient debout.
Et mon taux d'épargne dans tout ça ?
Sur le papier, financer mes side-projects avec mon épargne fait baisser mon taux d'épargne.
100 € dans Cashbah, c’est 100 € de moins dans mon portefeuille d’investissement.
Mais en réalité, ça ne raconte pas toute l’histoire.
Je ne désépargne
pas.
Je déplace une partie de mon épargne vers un autre type d'actif : un actif entrepreneurial.
Un actif moins tangible aujourd'hui, mais potentiellement plus rentable demain : ce que j'apprends, ce que je construis, ma capacité à créer.
Comme le dit Nick Maggiulli dans The Wealth Ladder, c’est une autre forme de levier.
Pas un levier financier : un levier humain.
Et vous ?
Partagez votre expérience et vos réflexions en commentaire.

